07/10/2011

Assemblée Constituante

Voici mon résumé de la journée du 20 septembre 2011 à l'Assemblée Constituante : les étrangers ne veulent pas exercer de droits politiques, les femmes ne veulent pas la place qui leur revient dans la société et les citoyens ne sont pas friands de l'exercice de la démocratie directe parce que nous sommes tous très las. Voilà le résumé de notre journée, merci !

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19/04/2011

Les vengeurs et les moines copistes

Les vengeurs et les moines copistes

Déformation « professionnelle » sans doute, depuis quelque temps, je cherche les raisons du « mal » qui ronge la Constituante. Poser un diagnostic, pour ainsi dire. Voici, en résumé et provisoirement.

Un secteur de cette assemblée (pour simplifier, la droite) est venu pour régler des comptes. Les comptes d’un certain nombre de dispositions qui se sont accumulées dans la constitution actuelle contre le gré de ladite droite. Le peuple, périodiquement, a suivi d’autres sirènes.

Sur les mêmes sujets et à l’autre bout de l’échiquier, certains considèrent que ces textes sont sacrés et immuables. Ils doivent donc être recopiés, sous peine de sacrilège.

Vengeance versus les tables de la loi, autrement dit, l’impasse.

Je suggère amicalement aux vengeurs de prendre le temps de la réflexion sans trop tarder. Dans le cas contraire, ils n’auront en face d’eux que des moines copistes, un mur de moines copistes, avec des conséquences prévisibles.

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01/02/2011

Meilleurs vœux

La Constituante est à l’orée d’une année décisive. Ce qu’elle ne réussira pas à faire d’ici novembre au plus tard, elle ne pourra plus le concrétiser ; le temps fera défaut.

 

En effet, 2012 est l’année de l’ordalie du jugement de Dieu, comme on disait au Moyen-Age. Nous devrons rendre compte de ce que nous avons fait du temps et de l’argent.

 

J’ai beau tourner le sujet dans ma tête, je ne vois pas qui pourra bien sortir grandi par un échec, quel que soit la forme que pourrait prendre cet échec. Il y a trois ou quatre variantes possibles. Elles ont en commun de jeter durablement le discrédit sur le monde politique.

 

A l’inverse, si par crainte de l’échec, nous nous ralliions à des brouets rétrogrades, nous serions encore plus discrédités.

 

Bon sang, serions-nous plus bêtes, plus sectaires que nos Confédéré-e-s d’un bon nombre de cantons ?

 

 

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04/10/2010

Quel avenir pour la Constituante ?

Non, la Constituante n’est pas morte. Elle est agonisante. Pourquoi ?

Parce que dans cette noble enceinte, trop de membres essaient de coucher sur le papier et faire adopter par le peuple la Constitution de leurs rêves.

Ce genre de rêves devient toujours des cauchemars.

Par contre, nos lucidités réveillées pourraient nous amener à bon port et éviter de nous ridiculiser face à toute la Suisse.

A bon entendeur, en somme.

Ces lignes ont été rédigées AVANT les votes du 30 septembre.

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17/10/2008

Assemblée constituante

Au moment où s’achève la campagne pour l’élection de l’Assemblée constituante,

Albert Rodrik

tient à exprimer sa gratitude à celles et ceux qui, tout au long de ces huit semaines, ont :

- parlé de leur quotidien et de leurs convictions avec le candidat ;
- lu et écouté ce que celui-ci avait à leur dire ;
- pour finir, voté ou non pour lui.

Dimanche 19 octobre 2008 à 17 heures, il sera au Victoria Hall pour l’ouverture de la saison 08/09 de l’ENSEMBLE CONTRECHAMPS.

Vive la République !

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21/09/2008

Petite chronique des boîtes de Pandore et des problèmes que l’on se crée de ses propres mains

Des décennies durant, la laïcité a été en dehors du champ, non seulement des querelles, mais du débat politique tout court, à Genève.

Visiblement, Genève avait tourné la page des querelles religieuses, facteurs de division patentés, même si les traces du Kulturkampf subsistent encore dans certains textes, y inclus dans notre actuelle constitution.

Neuchâtel et Genève, seuls cantons de ce type, avaient et ont toujours une stricte séparation de ce qu’on appelle l’Eglise (les églises, devrait-on dire) et de l’Etat.

A un siècle de distance, je persiste à penser que cette séparation est la meilleure chose qui soit arrivée aux religions organisées, appelées communément Eglises, communautés religieuses, etc.

Cette distance à l’égard des errements quotidiens, pervers et amoraux très souvent, des Etats est l’application la plus positive et la plus responsable de l’adage : « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Cette séparation doit s’étendre aussi aux « églises » de l’athéisme militant et totalitaire, tel que pratiqué dans le glacis soviétique, sans parler du comportement national-socialiste à l’égard des dites Eglises.

L’existence ou non d’une foi, la forme de cette foi, les applications diverses, la pratique religieuse sous diverses formes des habitants d’un Etat de droit laïque ne regardent pas l’Etat, les autorités. Pour reprendre l’expression d’Eluard « Celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas » ne relèvent pas de la curiosité de l’appareil d’Etat.

Les choix de conscience ne sont ni vice, ni vertu, ni louables, ni condamnables.

L’Etat intervient en ce qui concerne les manifestations publiques, du point de vue de l’ordre public, cas échéant les bonnes mœurs sans que cela devienne une autorisation concédée à l’Etat de devenir le Père la vertu officiel.

Avant d’aborder la façon d’appréhender les modernisations que l’on préconise depuis quelques années, il faut rappeler avec modestie que l’ensemble des droits fondamentaux écrits et non écrits liés à ce domaine, relèvent du droit supérieur et que l’espace laissé à une constitution cantonale pour gambader, si l’on ose dire, est bien circonscrit. Nous ne pouvons que respecter le périmètre et, chaque fois que cela s’avère nécessaire, supprimer les scories subsistantes pour raisons historiques antérieures à l’évolution des droits supérieurs, ajouter ce qui manque, etc., avec discipline.

N’ayant pas beaucoup apprécié le déroulement du débat à propos des carrés confessionnels, c’est avec force précaution que j’envisage des « nouveautés », dont l’usage ultérieur nous échappe inévitablement.

De par le monde, depuis deux décennies, la pathologie envahissante consiste à instrumentaliser les religions dans des buts totalitaires et asservissants.

Nous avons, collectivement, un devoir de prudence. Tout au long de l’histoire, les religions elles-mêmes, très proches des lieux de pouvoir, elles-mêmes lieux de pouvoir, n’ont pas dédaigné les totalitarismes. Humaine, très humaine faiblesse.

En conclusion provisoire :

- ouverture d’esprit : oui !
- moderniser, pourquoi pas mais quoi et comment ?
- introduire des ambigüités et des laxismes dans la laïcité de l’Etat et la séparation de ce que l’on appelle communément l’Eglise et l’Etat, relèverait de l’irresponsabilité.

Il faudra, encore une fois, s’écouter et comprendre bien le vrai sens des mots, en une phrase : ne pas conclure des marchés de dupes. Les dupes seraient nos enfants, les générations futures.

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03/09/2008

En attendant la Constituante

Précipitez-vous sur les romans de Laura Kasischke, auteure américaine ; Balzac et Flaubert de la femme vivant à cheval sur le XXe  et le XXIe siècle; romans de mœurs conçus comme des romans policiers, romans policiers conçus comme des romans sociaux d’autrefois.
Oh oui ! en attendant la Constituante ou même au-delà !

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