30/09/2010

Solidarité et intelligence

Le dimanche 26 septembre 2010, les électrices et les électeurs du canton de Genève ont refusé à 60 % l’inique révision de la LACI.
Ce même dimanche, la moitié de ce même corps électoral, celui de la Ville de Genève, a accepté à 67 % des voix, l’agrandissement et la rénovation du Musée d’ethnographie.

Solidarité certes, mais aussi lucidité. Il eut été si facile de considérer que dépenser de l’argent pour un musée était superflu par les temps que nous vivons.

Chapeau bas !

13:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laci, musée d'ethnographie | |  Facebook

Qui est le méchant ?

Il paraît que l’affaire de l’amnistie fiscale fâche le Conseil d’Etat. Curieux ! Le Grand Conseil 2009-2013 ne fait que marcher sur les brisées de l’action gouvernementale 2005-2009.

Il m’a toujours semblé que l’inspiration était la même. Il ne faut pas s’arrêter aux détails !

Il ne reste pas d’espace à Genève pour les vertus effarouchées. Qui donc avait piqué les trois « forfaits » des bénéficiaires de l’aide sociale ?

 

13:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amnistie fiscale | |  Facebook

07/08/2010

Andorre ou St-Marin ? (suite)

Pourquoi l’Acte de Médiation version XXIe siècle sera-t-il féroce ?

 

Certainement pas parce qu’un cruel successeur de Napoléon Ier s’en prendra à la Suisse. Au contraire, à ce stade, la Suisse n’inspirera plus qu’une totale indifférence.

 

L’Acte de Médiation futur sera entièrement le fruit de … la main occulte du marché, tant vénérée par le capitalisme mondialisé.

 

Nous serons enfin in et cool !!!

19:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

06/08/2010

Andorre ou St-Marin ?

En ce lendemain du 1er août 2010, rendons hommage à Christoph Blocher. Il a raison. Il est temps de savoir qui, dans ce pays, assigne à la Suisse un avenir qui se situerait entre Andorre et St-Marin ? Monaco est hors de notre portée ; éventuellement la côte d’or zurichoise, et encore…

 

Cessons de réchauffer de vieilles soupes comme l’Espace Economique Européen. Ce train est passé, il a été manqué, il a fait d’éminentes victimes et nous a fait mettre à la poubelle des tonnes de travail effectué pour rien.

 

Le sort que le plus grand parti de Suisse réserve à ladite Suisse est un avenir qui ressemble au passé du canton de Vaud, du canton d’Argovie et j’en passe. Au XXIe siècle, l’Acte de Médiation risque d’être féroce.

10:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

14/05/2010

Les puissances,

grandes et petites, économiques ou politiques, viennent de réinventer, en guise de sortie de crise, la nouvelle et très ancienne pierre philosophale : faire payer des millions de pauvres pour réparer les dégâts causés par la goinfrerie et la cupidité des riches ; le plus triste est que les goinfres et les cupides n’ont même pas la pudeur d’observer « un délai de viduité ».

19:05 | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

05/05/2010

Bonus et fiscalité : dure réalité

Ainsi, le Conseil fédéral préparerait une taxation spéciale des bonus. Très bien, mais peut-on s’interroger sur la raison d’être de ses bonus qui n’ont cessé d’enfler depuis une trentaine d’années, en n’oubliant pas que les banques ne sont pas des sociétés philanthropiques et qu’elles ne sont pas les seules à pratiquer ces méthodes.

Les entreprises qui se livrent à de telles largesses prétendent qu’elles s’y adonnent, car elles doivent recruter de petits génies à cause de la rudesse de la concurrence. En réalité, l’ampleur de leurs bénéfices est telle, qu’elles préfèrent jouer au Père Noël, plutôt que de donner au fisc.

Quant à ceux qui reçoivent de telles sommes, ils doivent considérer que leur fiscalité est bien légère et qu’ils peuvent se permettre de tels encaissements. Ils ne sont pas tous fraudeurs, quand même !

Ma conclusion est simple : foin de législation fiscale spéciale. La fiscalité ordinaire sur les bénéfices des sociétés et les revenus des personnes physiques doit être adaptée à ces situations avec des progressivités accrues et des plafonnements stratosphériques.

Enfin, vivement l’harmonisation fiscale matérielle et la fin de la concurrence fiscale intercantonale, calamité suisse.

08:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Centre gauche – fiancée aux beaux yeux ; si séduisante parce que … tellement au centre !

De l’union de Simonnetta Sommaruga et d’Antonio Hodgers naîtra un beau bébé qui s’appellera «Parti ectoplasmique de Suisse», qui aura – qui sait ? – de beaux jours devant lui.

Ceci dit, l’article sur le scrutin bernois dans «Pages de gauche» relève plus de l’acte de foi, que de l’analyse politique.

08:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/02/2010

Recettes de grand-mère

Voici, à l’usage des partis politiques genevois qui doivent renouveler leur présidence, une recette extraite du livre de ma grand-mère :

- choisissez-le (la) un peu autiste, comme on a une coquetterie à l’œil ;
- qu’il (elle) pratique, de longue date, la confusion mentale comme mode de vie et conviction profonde ;
- qu’il (elle) fréquente assidûment l’Oracle du PAV, celui de Delphes est passé de mode.

La recette est infaillible.

15:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : présidence partis politiques genevois | |  Facebook

06/12/2009

Répartition des départements 2009

L’inspiration est la même que celle de 2005 : mépris pour l’histoire de l’Etat de Genève et mépris pour la fonction publique, le tout baignant dans un petit sirop de cynisme « tout se vaut, rien n’a de l’importance ».

Toutefois, en 2009, nous avons droit à un assaisonnement spécial : le machisme.

Pour les nouvelles arrivées, un poulet déplumé et une grenade dégoupillée.

12:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/12/2009

Que faire de l’ordre constitutionnel suisse ?

Récemment, un éminent constitutionnaliste, pensant aux minarets, me disait, outré : « Si une initiative fédérale demandant le rétablissement du « J » sur les passeports aboutissait, serait-elle soumise, sans autre, au peuple ? » La réponse est oui, pour deux raisons au moins :

- ayant érigé en « souverain » le peuple, le monde politique a trouvé son merveilleux oreiller de paresse dans la démocratie directe ; il est donc dispensé de courage ;

- il n’existe toujours pas de contrôle de constitutionnalité des lois fédérales; ce contrôle doit intervenir tout-à-fait en amont, c’est-à-dire dès le vote d’un texte en termes identiques, par les deux Chambres, et ceci doit être la tâche du Tribunal fédéral.

Peut-être ainsi, la pudibonderie de vertueux démocrates qui ne peuvent tolérer qu’une poignée de juges censurent le peuple, sera-t-elle épargnée ?

De la même façon, une initiative fédérale dont le but évident est de modifier la constitution fédérale, devrait être confrontée, par le Tribunal fédéral, aux principes intangibles de l’état de droit suisse, notre ordre constitutionnel.

Que dirait-on d’un contrôle du genre de celui exercé par la Cour constitutionnelle italienne sur une démocratie directe foisonnante et anarchique, surgie à la fin du siècle dernier, en raison de la déliquescence des institutions ?

De la honte qui s’est abattue sur nous en ce dimanche 29 novembre 2009, peut-on tirer un remède et un brin d’honneur ?

 

22:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (58) | Tags : minarets | |  Facebook