05/05/2010

Bonus et fiscalité : dure réalité

Ainsi, le Conseil fédéral préparerait une taxation spéciale des bonus. Très bien, mais peut-on s’interroger sur la raison d’être de ses bonus qui n’ont cessé d’enfler depuis une trentaine d’années, en n’oubliant pas que les banques ne sont pas des sociétés philanthropiques et qu’elles ne sont pas les seules à pratiquer ces méthodes.

Les entreprises qui se livrent à de telles largesses prétendent qu’elles s’y adonnent, car elles doivent recruter de petits génies à cause de la rudesse de la concurrence. En réalité, l’ampleur de leurs bénéfices est telle, qu’elles préfèrent jouer au Père Noël, plutôt que de donner au fisc.

Quant à ceux qui reçoivent de telles sommes, ils doivent considérer que leur fiscalité est bien légère et qu’ils peuvent se permettre de tels encaissements. Ils ne sont pas tous fraudeurs, quand même !

Ma conclusion est simple : foin de législation fiscale spéciale. La fiscalité ordinaire sur les bénéfices des sociétés et les revenus des personnes physiques doit être adaptée à ces situations avec des progressivités accrues et des plafonnements stratosphériques.

Enfin, vivement l’harmonisation fiscale matérielle et la fin de la concurrence fiscale intercantonale, calamité suisse.

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