07/02/2017

A combien de tweets la machine cale-t-elle ?

Depuis que l'actuel locataire de la Maison Blanche s'est mis à envahir nos vies, je pense à cette belle matinée de l'été 1974 durant laquelle un hélicoptère posé sur la pelouse de ladite Maison vrombissait en attendant d'embarquer un autre président (aujourd'hui décédé), l'opprobre au front finissant d'écrire la dernière page de son ignominie. Il venait d'être chassé par la vitalité de la démocratie américaine, représentée en la circonstance par deux journalistes.

 

L'histoire ne se répète pas, dit-on, elle bégaie : gare aux juges !

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16/11/2016

Dix jours après

Le monde encaisse et digère. Je parle, bien sûr, des élections américaines. Que va devenir le monde avec CE monsieur pendant quatre ans, pourquoi pas, huit.

Et dire, que nous nous voulons tous SOUVERAINS, même la Suisse, puisque l’on essaie de donner des boutons à nos compatriotes avec les juges étrangers qui vont incessamment envahir nos vallées. Ce qui me préoccupe davantage, c’est : comment CE monsieur arrivera-t-il au 20 janvier 2017 ? Prêtera-t-il serment dans un concert de vociférations ? Une autre inquiétude : comme en 2000, le vainqueur n’est pas celui qui a obtenu le plus de voix. Dans la plus approximative des démocraties, en général, cela suffit ! Dommage !

Allons-nous vers un monde devenu un vaste champ de bataille, chacun ayant le droit à sa petite ou grande guerre civile. 

Dies irae !

 

 

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14/10/2016

Blog Albert Rodrik

Du désenchevêtrement

Désenchevêtrement est le mot à la mode en politique genevoise cette législature 2013-2018. Il y a un peu plus qu’un quart de siècle, il a été « inventé » par la Confédération pour se délester de ses missions en matière de politique sociale. Il fait aussi partie de ces choses que notre Conseil d’Etat genevois s’attribue à partir de lectures très personnelles de la nouvelle Constitution. Et dire que l’on disait que la Constituante n’avait pas fait grand-chose !

Désenchevêtrement est un vocable, considéré présentable, alors qu’il est synonyme de démolition, de destruction dont la conséquence est toujours le recul social assuré.

Aujourd’hui, des pans entiers de politiques publiques sont devenus toujours plus complexes et plus coûteux. La plupart ne sont plus à la portée d’une seule collectivité publique. Au contraire, elles ont (nous avons) un impérieux besoin de travail en commun, de partenariats réels, n’excluant pas les apports privés. Ce que nous appelons le faire ensemble. Pas le troc, la complémentarité.

Bon sang ! Nous ne sommes pas des toutous, qui se croyons obligés de marquer leur territoire à tout bout de champ et à tout propos …

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27/05/2015

14 juin 2015 – Redevance Radio/TV - Aller à l’essentiel

La votation concernant les redevances Radio/TV a démarré sur un ton désagréable, rogneur et vindicatif. On pouvait percevoir que Billag ne s’était pas fait beaucoup d’amis ces dernières années. J’ai personnellement eu quelques échantillons de la littérature produite par cette officine. Mais est-ce le sujet ?

Ce qui nous rapproche plus du cœur de la rancœur, c’est l’éternelle croisade anti SSR/SRG de la droite qui ne supporte pas de ne pas pouvoir créer des entreprises privées rapportant beaucoup à ses investisseurs. Le rêve de Bouygues et de la 1ère chaîne française de télévision.

La Suisse est petite en superficie, modeste en population, mais de surplus, prétend pratiquer quatre langues nationales qu’elle ne veut pas laisser péricliter, culturellement parlant.

De surcroît, voyez le paysage, tous ces reliefs, toutes ses montagnes qui imposent des investissements coûteux et constants dans le domaine technique. Adieu télévision privée, par exemple pour les Francophones, sans parler des Romanches et j’en passe.

Nous devons, citoyennes et citoyens de ce pays, en prévision du 14 juin prochain, nous souvenir du petit miracle quotidien que constitue une radio-télévision en main publique, sans être étatique, sans ingérence gouvernementale.

La loi et la concession ont de grandes exigences à l’égard de cette institution : contribuer à la cohésion nationale, les quatre langues nationales, promouvoir constamment la culture et la création artistique de ce pays, être présent dans tous les recoins du territoire national, ne pas laisser même un petit bout de vallée non desservie, quelle que soit l’orographie du coin.

Enfin, le pari impossible d’être un agent de liberté de pensée et d’expression, en exerçant ce droit sacré avec modération, avec équilibre, à la suisse quoi ! On veut aussi de la qualité, de la réflexion, de la distraction, etc.

Eh bien ! si on en veut tant et on en attend tant, il faut aller déposer un grand OUI le 14 juin prochain.

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05/03/2015

Le pactole inattendu

Le monde politique genevois est en ébullition à cause de la manne imprévue. Une seule formule : la moitié à rembourser un peu la dette et le reste pour réparer un peu les dégâts infligés délibérément à l'édifice socio-sanitaire de ce canton entre 2001 et 2013. Simple !

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13/01/2015

Quel nouvel an !

L'année nouvelle s'est rapidement illustrée. Cette première semaine s'est ouverte par une insupportable monstruosité et s'est achevée par un sursaut de dignité inespéré. Bien.

Maintenant, l'heure de la réflexion et de l'introspection est là. Mon but n'est pas d'évoquer le renforcement de Schengen ou le perfectionnement de la collaboration entre services secrets.
Je veux rappeler le devoir que nous avons de nous attaquer à la racine du mal, aux multiples tragédies qui prospèrent de par le monde; je pense à la mère de tous les conflits, celui de la cohabitation toujours non réglée sur un minuscule territoire – tellement chargé d'histoire – celui dit de Palestine / Israël. La dénonciation de la barbarie, les sursauts de dignité doivent porter des fruits.

Sinon, le cal sur les consciences fournira le prétexte pour d'autres monstruosités.

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12/08/2014

A Michel Halpérin,

Un homme politique est mort. Un homme politique, dans nos sociétés, fait généralement objet de mépris, de suspicion, de dérision. Rarement, oh très rarement, il est objet de respect et de révérence pour services rendus.
Nous avons l'occasion aujourd'hui de changer le disque pour marquer un moment de silence conçu comme un salut fraternel.

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07/05/2014

Premières annonces douteusese

Avant même de publier son programme de législature, le Conseil d'Etat – vendange 2013 – nous envoie quelques messages mêlant le raisonnable et le pernicieux.

Il renonce à remettre la fiscalité communale et sa péréquation sur le métier pour le moment. L'actuelle est plutôt récente, accouchée non sans peine, mais fruit d'un très louable consensus. L'actuel ministre des finances doit s'en souvenir.
Il met en avant la volonté de régler d'abord les questions institutionnelles à propos desdites communes. L'espace laissé par la Constitution au législateur, en cette matière, est vaste mais comporte un code de conduite à l'égard des collectivités locales.

Excellente logique, mais après, cela se gâte ! L'intention proclamée est de : chasser les doublons et désenchevêtrer. Nous connaissons le vocabulaire et nous avons vécu sa mise en œuvre et ses conséquences.
D'abord à propos de sécurité sociale et de politique sociale entre la Confédération et les cantons. Opération rétrograde et recul net. Demandez aux personnes handicapées et à leurs proches.

Nous l'avons vécu ici entre Ville et Canton dans le domaine du subventionnement des associations œuvrant dans le secteur santé/social. Lesdites associations connaissent les résultats… depuis 2006. Cela avait fait dire à Charles Beer en 2007 : je ne me prêterai pas à un Yalta de la culture. Prophétique; bientôt le 70e anniversaire de la Conférence de Yalta.

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28/08/2013

La Suisse et le déni

La politique suisse se caractérise depuis ce printemps 2013 par le goût des postures, surtout celle consistant à bomber le torse, comme au XIXe siècle. Qu'il s'agisse du contentieux fiscal avec la moitié du globe ou des relations avec l'Union européenne, c'est à qui se gargarisera de l'indépendance et de la souveraineté de la Suisse, ressuscitant le coup des juges étrangers dans nos vallées. La dernière trouvaille : la révision de la loi fédérale sur les épidémies est la preuve que nous sommes devenus les vassaux de … l'organisation mondiale de la santé, oui, l'OMS. On a connu pire suzerain.

Cette phase de la vie de la Suisse est très caractéristique du comportement des personnes dépendantes, à savoir le DÉNI, le déni des réalités de ce monde.

Les affronter est probablement moins confortable que de laisser la poussière se poser tranquillement sur ce qui fut une "extraordinaire" aventure au XIXe siècle.

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16/07/2013

Le pire ennemi de la laïcité : l’analphabétisme en tous genres.

Un homme politique, comme tout être humain, est supposé mûrir avec le passage des ans et les expériences de la vie. Faut croire que cela n’est pas acquis d’avance.

A propos de cette histoire de foulard, faut-il encore répéter ce qui vient de surcroît recevoir l’aval du Tribunal fédéral ? Dans une démocratie qui est un état de droit laïc, quiconque est porteur d’une once de l’autorité de l’Etat ne peut exhiber le plus minuscule signe extérieur de sa pratique religieuse. Pour le surplus, le (la) libre citoyen(ne) de la libre Helvétie s’habille comme il veut et il ne s’en prive pas.

Les 8 millions d’habitant(e)s de ce pays ont 8 millions d’avis sur la décence, la pudeur, le beau, l’élégant, l’inspiration religieuse ou l’inspiration mercantile de leur manière d’être. C’est très bien ainsi. L’un se couvre le crâne, l’autre montre son nombril.

Circulez, il y a tout à voir et rien à légiférer.

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